Chacun des nombreux noms de Dieu décrit une des multiples facettes de son caractère. Voici quelques-uns des noms bibliques les plus connus :
EL, ÉLOHÉ : Dieu « puissant, fort et prééminent. » (Genèse 7:1 ; Ésaïe 9:6). Le préfixe El (plus de 3600 fois dans la Bible) est associé à d’autres qualités, comme l’intégrité (Nombres 23:19), la jalousie (Deutéronome 5:9) et la compassion (Néhémie 9:31), mais la racine de puissance demeure.
ÉLOHIM : Dieu« Créateur, puissant et fort. » (Genèse 17:7 ; 33:20 ; Jérémie 31:33). La forme plurielle d’Élohé, ce qui appuie la doctrine de la Trinité. Dès le premier verset de la Bible, la puissance suprême de Dieu se manifeste puisqu’il lui suffit (à Élohim) de parler pour faire que le monde existe (Genèse 1:1).
EL-SHADDAÏ : « Dieu Tout-Puissant » (Genèse 17:1 ; 49:24 ; Exode 6:2 ; Psaumes 132:2, 5). 300 fois dans l’Ancien Testament. Fait référence à la puissance suprême de Dieu sur toute chose.
EL-ELYON : « Dieu très-haut. » (Genèse 14:18-20 ; Deutéronome 26:19). Dérivé de la racine hébraïque « monter » ou « gravir ; » cela signifie que Dieu est au-dessus de tout. El-Élyon dénote l’élévation et le droit absolu de régner.
EL-ROÏ / ATTA-EL-ROÏ : « Dieu qui voit. » « Toi, Dieu, me voyant » (Genèse 16:13) Ce nom donné à Dieu par Agar, qui errait dans le désert, seule et désespérée, après avoir été chassée par Sarah (Genèse 16:1-14).
Quand Agar a rencontré l’ange de l’Éternel, elle a pris conscience qu’elle avait vu Dieu lui-même dans une théophanie.
Elle a aussi compris qu’El-Roï l’avait vue dans la détresse et témoigné qu’il est un Dieu vivant et qui voit tout.
EL-OLAM : « Dieu d’éternité. » (Genèse 21:33 ; Psaumes 90:1-3). La nature de Dieu n’a ni commencement ni fin, il est hors de toute contrainte temporelle et il possède en lui-même la cause même du temps. « D’éternité en éternité tu es Dieu. »
EL-GIBHOR : « Dieu puissant. » (Ésaïe 9:5) C’est le nom qui décrit le Messie, Jésus-Christ, dans ce passage prophétique d’Ésaïe. Comme un puissant guerrier, le Messie, le Dieu puissant, détruira les ennemis de Dieu et régnera avec un sceptre de fer (Apocalypse 19:15).
ADONAÏ : « Seigneur » (Genèse 15:2 ; Juges 6:15). 434 fois dans l’Ancien Testament. Employé à la place de YHWH, nom que les Juifs considéraient comme trop sacré pour être prononcé par des hommes pécheurs.
Dans l’Ancien Testament, YHWH est plus souvent employé pour évoquer ce que Dieu fait pour son peuple et Adonaï pour ce qu’il fait parmi les Gentils.
YHWH/YAHVÉ: « L’Éternel » (Deutéronome 6:4 ; Daniel 9:14). C’est le nom le plus employé dans l’Ancien Testament (6519 fois).
Techniquement le seul nom hébraïque propre à Dieu, traduit par « l’Éternel » dans les Bibles françaises pour le distinguer d’Adonaï. Ce nom est d’abord révélé à Moïse : « Je suis celui qui suis. » (Exode 3:14) Il indique son imminence, sa présence.
Yahvé est présent, accessible, proche de ceux qui crient à lui pour être délivrés (Psaumes 107:13), pardonnés (Psaumes 25:11) et dirigés (Psaumes 31:4).
YAHVÉ-JIRÉ : « L’Éternel pourvoira » (Genèse 22:14). Le nom donné par Abraham à Dieu, quand il a pourvu au bélier sacrifié à la place de son fils Isaac.
YAHVÉ-RAPHA : « L’Éternel qui guérit. » (Exode 15:26) « Je suis l’Éternel, celui qui te guérit, » corps et âme. Le corps, en le préservant des maladies ou en les guérissant ; et l’âme, en pardonnant les iniquités.
YAHVÉ-NISSI : « L’Éternel mon étendard. », « L’Éternel ma bannière. » (Exode 17:15) L’étendard est un point de ralliement. Ce nom commémore la victoire contre les Amalécites dans le désert en Exode 17.
YAHVÉ-M’KADDESH : « L’Éternel qui te sanctifie, qui rend saint » (Lévitique 20:8 ; Ézéchiel 37:28) Dieu exprime clairement que lui seul, et non la loi, peut purifier et sanctifier son peuple.
YAHVÉ-SHALOM : « L’Éternel paix. » (Juges 6:24). Le nom donné par Gédéon à l’autel qu’il a construit après que l’ange de l’Éternel lui a assuré qu’il ne mourrait pas après l’avoir vu, comme il le pensait.
YAHVÉ-ELOHIM : « L’Éternel Dieu. » (Genèse 2:5 ; Psaumes 59:6) Une combinaison du nom unique de Dieu « YHWH » et du nom générique « l’Éternel, » qui signifie qu’il est le Seigneur des seigneurs.
YAHVÉ-TSIDKENU : « L’Éternel notre justice » (Jérémie 33:16). Comme dans Yahvé-M’Kaddesh, c’est Dieu seul qui justifie l’homme, uniquement en la personne de son Fils Jésus-Christ, qui est devenu péché pour nous « afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5:21)
YAHVÉ-ROHI : « L’Éternel mon berger » , « L’Éternel prend soin » (Psaumes 23:1). Après que David a médité sur sa propre relation de berger avec ses brebis, il a compris que c’était exactement la relation que Dieu avait avec lui et a alors déclaré : « Yahvé-Rohi est mon berger : je ne manquerai de rien. » (Psaumes 23:1)
YAHVÉ-SHAMMA : « L’Éternel est ici. » (Ézéchiel 48:35). Le nom donné à Jérusalem et à son Temple, indiquant que la gloire de l’Éternel, qui les avait quittés dans le passé (Ézéchiel 8-11), était de retour (Ézéchiel 44:1-4).
YAHVÉ-SABAOTH : « L’Éternel, le maître de l’univers » (Ésaïe 1:24 ; 1 Samuel 1:3 ; Psaumes 46:7). D’autres versions traduisent par « l’Éternel des armées. » Les armées de Dieu sont composées des anges et des hommes. Il est le Seigneur des armées célestes et des habitants de la terre, Juifs et Gentils, riches et pauvres, maîtres et esclaves. Ce nom exprime sa majesté, sa puissance et son autorité et montre qu’il est capable d’accomplir ce qu’il a déterminé.
THÉOS : « Dieu » ou « dieu », c’est un nom général. Ce mot grec revient plus de 1300 fois dans le Nouveau Testament (Matthieu 4:7) ;. Il désigne la Divinité, la trinité
- Dieu le Père, première personne de la trinité (Matthieu 6:8).
- Christ, la seconde personne de la trinité (Matthieu 4:3 ; 8:29 ; 26:63).
- le Saint Esprit, la troisième personne de la trinité (Matthieu 3:16 ; 12:28).
EL-ELYON est traduit par HUPSISTOS THÉOS (Marc 5:7; Luc 1:32, 35, 75; Actes 7:48, 16:17 ; Hébreux 7:1).
SHADDAÏ et EL-SHADDAÏ sont rendus par PANTOKRATOR littéralement « maître de tout, tout-puissant », « Celui qui a domination sur toute chose » et KURIOS PANTOKRATOR « le Seigneur tout-puissant » (2 Corinthiens 6:18 ; Apocalypse 1:8, 4:8, 11:17, 15:3, 16:7, 14).
PATER : « Père » (Matthieu 6:4, 6, 8, 9, 14 ; 2 Corinthiens 6:18). Nous trouvons à 3 reprises l’emploi d’un mot araméen ABBA (Marc 14:36 ; Romains 8:15 ; Galates 4:6) qui se traduit en français par Père. À l’origine, c’était un mot de balbutiement tel qu’il pouvait déjà sortir de la bouche des petits enfants, et qui exprime une confiance sans limite ; plus tard il a aussi été utilisé par des enfants adultes et comme formule respectueuse à l’égard d’hommes âgés.
EMMANUEL : « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23). C’est évidemment une présentation de Dieu fait homme, incarné en Jésus-Christ.
JESUS : signifie « l’Eternel est salut » (Matthieu 1:21). C’est le nom qui est au-dessus de tous les noms. Le seul nom par lequel les hommes peuvent être sauvés. Ce nom représente le dernier nom de Dieu dans la révélation biblique. Il exprime le commencement et la fin de tout. La venue du Christ représente le point culminant du plan de salut de l’humanité.